La chronique de mr pinailleur: Apocalypse face aux winners

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La chronique de mr pinailleur: Apocalypse face aux winners

Message  saga le Mer 28 Nov - 20:56

Il y à peu, alors que je défiais bravement la mort au guidon d'un deux roues à peine motorisé pour aller, dans la froideur d'un matin blême, inculquer à des délinquants juvéniles les vertus du pied au cul, il m'est venus une réflexion fulgurante: les concepteurs d'apocalypse sont des gros naïfs.

Force est de constater que si les grands argentiers de GW sont à coup sûr des gens compétents, il règne parfois au sein des équipes de conception un amateurisme qui frise l'inconscience.
En fait, on avait pas vu ça depuis les codex « gavin made » qui ont fait le bonheur des acharnés de l'humiliation d'adversaires.

Démonstration concrète du propos.
Deux joueurs se donnent rendez-vous pour une partie d'Apocalypse (tindin !!).
Appelons-les d'une part mr névrosé (mr N) et d'autre part mr obsessionnel (mr O).
Comme indiqué page 35 du livre, les parties d'apocalypse sont faites pour des équipes, chaque équipe comptant de 1 à beaucoup de joueurs. Mrs N et O sont des minimalistes: une équipe de 1 c'est impeccable. Les deux larrons ont bien lu aussi la page 17 du livre ou, en encart, on indique bien qu'il n'y à aucune limitation ni restriction de schéma de structure d'armée.
A partir de là, deux possibilités:
-ce sont vraiment des gros névrotiques, dans ce cas ils ont tout deux 3000 pts de frappes orbitales et on assistera à un duel de galettes frappant dans le vide.

-Ils sont juste un peu atteints, dans ce cas, ils n'alignent que des titans appuyés par des volants.

Comme ce sont des gens intelligents, ils ont bien vu que la présence d'un arbitre/organisateur est un CONSEIL (page 34). Mr N et mr O n'aiment pas qu'on leur donne des conseils, ils aiment encore moins les arbitres et décident d'un commun accord (c'est assez rare pour être souligné), de s'en passer.

Donc, mr N et mr O sont devant la table de jeu, entourés de quelques spectateurs et leurs machines de guerre dans les mallettes.
Ils lancent les dés pour les zones de déploiement puis pour savoir qui choisit laquelle (de zone de déploiement).
Ensuite, ils s'accordent sur un temps de jeu, comme ils sont des no-life de base, ils décident de jouer jusqu'à ce que la vie meurt, concept autrement appelé « opération table-rase ».
À ce moment on note le flou artistique du livre: on peut décider de jouer éternellement, nos amis geeks du jeu avec gurines vont êtres ravis.

Arrive la phase « atouts stratégiques » qui va se passer sans encombres dans la mesure ou nos amis on passés la majeure partie de leur temps éveillé de ces dernières semaines à échafauder des plans machiavéliques à base de grenades vortex et de pouvoirs psy de slaanesh (spécial dédicace à un tee- shirt rouge qui n'est pas de chez GW ;-) et que leurs choix sont faits depuis belle lurette.

C'est maintenant que l'on se trouve confronté à ce que l'on va appeler « le problème ».
Les deux veulent commencer le premier, autant par fièreté que par désir d'atomiser le minable d'en face avec leurs incarnations guerrières en plastique/métal/résine sans même que le minable en question ne puisse riposter avec ses merdouilles mal peintes.

Hors, ils ont bien lu la page 23 ( en haut à gauche) de ce merveilleux bouquin.
Ils savent que le « temps déclarable » minimum est de 1 min. Donc, ils déclarent tout deux 1 min dans le vain espoir d'être le seul à y penser.
Argh, encore refait ! On se jette sur le livre et on lit, stupéfait, je cite: « en cas d'égalité, les deux équipes (de un rappelons-le) doivent faire un nouveau choix. »
Deux possibilités:
-« nouveau choix » signifie que l'on doit à nouveau déclarer un temps de déploiement, n'importe lequel.

-ou alors, ce choix doit étre « nouveau » et donc différent du premier.

Mettons que, dans leurs esprits tordus, ils aient opté pour la deuxième solution.
Mr N et mr O sont décidément des malins, comme un seul homme, ils choisissent...2 min.
Zut, encore raté.

Deux possibilités:
-On doit faire un autre choix, « nouveau » voulant dire pas le même que le précédent, donc tout sauf 2 min.

-OU, le choix doit être différent de tous les précédents, donc ni 1 ni 2 min.

On à affaire à des malades qui optent, encore, pour la deuxième interprétation et choisissent, forcément, tous les deux 3 min.
Au bout d'un certains temps, les deux finissent par déclarer le maximum,soit 30 min.
Notons au passage la clairvoyance digne d'un grand prophète des concepteurs qui ont, cette fois-ci, fixé une limite. Si il n'y en avait pas eu, ça aurai pu continuer indéfiniment.

Encore deux possibilités:
- On recommence la procédure de zéro, jusqu'à la mort par épuisement d'un des protagonistes.

- On jette un dé pour mettre tous le monde d'accord.

Excluons la deuxième solution: faute d'arbitre, il faut l'assentiment des deux joueurs et chacun sait que le joueur psychopathe déteste le hasard.

A ce stade, les spectateurs sont rentrés chez-eux ou somnolent mollement dans un canapé, laissant nos amis devant un problème insoluble.

Nous verrons dans une prochaine chronique ce qui peut se passer comme réjouissances dans le cas, improbable, ou une solution émergerai de cette situation Kafkaïenne.

Vous allez voir, on est pas sortis de l'auberge !

saga
Régulier
Régulier

Nombre de messages : 103
Localisation : Aude

Revenir en haut Aller en bas

Re: La chronique de mr pinailleur: Apocalypse face aux winners

Message  saga le Sam 26 Jan - 13:53

Amis de la prise de tête, coupeurs de cheveux en quatre patentés, je vous salue !

Voici venus la suite de cette anthologie de la mauvaise foi.
Résumé de l'épisode précédent: Mr Névrosé (Mr N) et Mr Obsessionnel (Mr O) ont décidé de faire une partie d'Apocalypse : merveilleux nouveau supplément qui nous promet des affrontements... ben... apocalyptiques.
Hors, étant l'un et l'autre de fieffés emmerdeurs (y'a pas d'autre mots), ils se trouvent dans une situation inextricable engendrée par la totale imprécision et, disons le, l'imprévoyance stupéfiante des concepteurs.

En effets là ou, en format standard, un simple jet de dé permettait, en quelques secondes, de déterminer les ordres de déploiement et de jeu ; les règles ésotériques d'Apocalypse, à la fois si originales et sujettes à interprétations, ces règles, donc, font qu'au bout de quatre heures d'un duel psychologique acharné, personne ne sait encore qui va se déployer en premier.

Heureusement, un spectateur excédé s'est enfin décidé à sortir de sa neutralité et en menaçant les protagonistes à l'aide d'une épée tronçonneuse/bolter/lance-plasma lourd classe 4/ torpille cyclonique (rayer la(les) mention(s) inutile(s) selon votre degré d'appréciation en matière de violence gratuite et disproportionnée).
Devant tant de rage et de frustration non contenues, Mr N et Mr O se décident à régler l'affaire d'un simple jet de dé.
Admettons que Mr N emporte le droit de se déployer et donc de jouer le premier. Il ne se sent plus de joie, ses rutilants titans et ses redoutables chasseurs-bombardiers venus de l'enfer vont ouvrir le bal et ravager impunément l'armée de ce chacal de Mr O ; bonheur !
Soudain, un doute noue la gorge de Mr N (mais quoi ? s'interroge le lecteur, le cœur au bord des lèvres). Diantre, s'il se déploie en premier, ce fourbe de Mr O saura comment faire tomber à l'eau son plan mûrement réfléchi. La partie risque de durer, pire : Mr N ne sera pas SÛR de gagner, et de cela, il n'est pas question !
Rappelons-le, Mr N est un névrotique (d'où son nom), chaque nuit ses rêves sont peuplés de campagnes victorieuses au cours desquelles son génie éclabousse ses pathétiques opposants.

Non, l'idéal serai de se déployer en second et de commencer, mais à Apo, c'est impossible.
Que faire ? Vite, une solution !!
Gloria alléluia, les concepteurs ont pensé à Mr N : la solution est en toutes lettres, devant ses yeux baignés de larmes à la perspective de jouer un tour pendable à Mr O... Page 23 : « Les unités peuvent êtres placées n'importe ou dans leur zone de déploiement, OU conservées en réserve stratégique. »
Incroyable, il n'y à pas de limites ! (on notera que ce côté "no limit" se retrouve partout dans le bouquin, à croire qu'il y avait une pénurie de café pendant les brainstorming et qu'à tout problème la solution était « on à qu'à dire que c'est "no limit" ! »).
Mr N regarde donc fixement dans les yeux son opposant pendant toute la durée de son déploiement et, au terme de celui-ci, annonce fièrement que son armée est en réserve stratégique.

Au tour de Mr O qui, pas bête, s'y attendait un peu...
Mr O aussi est une sale bête vicieuse qui a lu le bouquin.
Il sort donc ses gurines de la mallette et commence à les déployer pendant que Mr N ne se sent plus de joie devant tant de bêtise.
Au terme du temps imparti, Mr O a déployé son armée. Mais, alors que Mr N triomphe déjà, il prend subitement un air à la fois surpris et faussement désolé et s'empare d'une règle de mesure. Damned, toutes ses unités empiètent de quelques millionièmes de poils de fesses d'opposum sur le si bien nommé « no man's land ».
Page 23: « Toute unité placée ACCIDENTELLEMENT (on y crois tous) de façon illégale doit également être intégrée aux réserves stratégiques. »
Ha ha !! Mr O gratifie Mr N d'un discret mais néanmoins narquois sourire : fausse joie, la vengeance peut aussi se manger tiède...!

L'assistance stupéfaite constate alors que la bataille va commencer...sans la moindre troupe sur le terrain.
Mr N commence la partie, se gratte le nez, prends un air concentré, et passe le relais à Mr O.
Ce dernier fait les mêmes simagrées et repasse la main à Mr N.0... Oui, au premier tour : pas de réserve stratégique disponible (cf la fameuse page 23, c'est dingue ce qu'une seule page peut faire causer).
Mr N, au début de son second tour, est devant un problème cornélien. S'il fait entrer des troupes, elles n'auront pas de cibles et Mr O fera de même à son tour, endommageant sa belle armée en toute impunité. Zutre, Mr N se précipite Page 23: « deuxième tour: jusqu à la moitié des réserves stratégiques PEUVENT êtres engagées (arrondissez à l'entier supérieur). »
On peut donc faire entrer de zéro à la moitié des unités... Mr N fait donc rentrer zéro unités.
Coup de théâtre, Mr O avait un joker dans sa manche !!
Brandissant son propre exemplaire d'apocalypse, Mr O l'ouvre à la page 199 ou se trouve le résumé des règles. Il semble que ce résumé apporte une clarification à la page 23: « tour deux: Jusqu'à la moitié (arrondie au supérieur) des unités que le joueur à en réserve stratégique DOIVENT entrer en jeu »
Ça change tout ! Mr N il est bien niqué. Sauf qu'en fait non...
Ben oui, on doit placer jusqu'à la moitié des unités, la moitié étant donc le maximum.
Mais y'à pas de minimum... imaginez un gars qui reçoit ses impôts et qui lit qu'il doit payer jusqu'à XXX Euros. Ben il ne payera rien et aura le droit. Mr N fait pareil et passe encore la main à Mr O qui écume de rage et s'empresse de ne faire entrer aucune unité.

A la fin du second tour, pas de troupes en vue sur la table, pas le moindre dé lancé, le décor est toujours vierge et le public est retourné devant la télé.
Mais, le troisième tour est là, et cette fois-ci, plus d'échappatoire, des figurines vont arriver sur le champ de bataille !

L'heure de vérité est-elle arrivée ? Va t'on assister à un début de bataille ? Des pertes vont-elles êtres infligées ? Non, mais ça c'est une autre histoire...

saga
Régulier
Régulier

Nombre de messages : 103
Localisation : Aude

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum